Usine à Jazz Pierrelatte jeudi 24 août 2017



 






"L'usine à Jazz" est un superbe et clinquant big band grenoblois, qui ne lésine pas sur les paillettes. Il est composé d'un sacré combo : une douzaine de soufflants (saxophones, trompettes et trombones) répartis en fond de scène, un bassiste, un guitariste et deux claviéristes, le tout dirigé de main de maître par Pascal Perrier.

Ils ont invité, pour cette soirée en hommage à Stevie Wonder, quelques musiciens indispensables pour ce projet : Anaïs Laugier et Clebson Silva de Oliveira aux voix, Willy Dugarte aux percussions ainsi que le trio de choristes "Why not", spécialistes de gospels : Cécilia Ravennes, Maëva Toffa et Maxence Cordier.

Le lieu est magique, la scène est adossée au "Rocher" qui a donné son nom à la ville de Pierrelatte (Petralapta signifiant pierre large). Ce Rocher est classé "site naturel de caractère artistique". Il accueille régulièrement toutes sortes de spectacles

Le programme très complet de ce soir alterne morceaux énergiques et intimistes, tubes des débuts de "Little Stevie" aux succès de la maturité du grand Stevie Wonder : Too high dans un style assez proche des orchestres de Quincy jones ou de Maynard Fergusson, Boogie on a reggae woman, Visions dans une version très fidèle, Living for the city très enlevé, Uptight, You and I, My cherie amour, Master Blaster forcément très attendu, Moon Blue, I just call to say I love you, Heaven help us all très gospel, Lately, Signed, sealed, delivered I'm yours, Higher ground, You are the sunshine of my life dans un style très Samba, Don't you worry 'bout a thing, I wish, Sir Duke, Isn't she lovely trois tubes inévitables et plutôt bien maîtrisés et en rappel Overjoyed, Superstition et That's what friends are for.

Le groupe excelle dans les tempos rapides, les chorus des trombones, saxophones et trompettes interviennent fort à propos dans des styles jazzy, funky et parfois même assez rock.

Ce show à l'américaine très bien léché mériterait une tension soutenant et propulsant le groove de façon plus énergique sur certains morceaux, mais ne faisons pas la fine bouche, voilà une soirée qui a sincèrement touché de nombreux spectateurs nostalgiques du son "Motown" des années 60 à 90 !

Philippe Chassang

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