Biréli Lagrène Acoustic Quartet samedi 26 août 2017

 


 


 




Pour clore sa dix-neuvième édition, le festival Parfum de Jazz accueille sur la place Castellane de Saint-Paul-Trois-Châteaux une star mondiale du jazz en la personne de Biréli Lagrène

Il s'est entouré, pour ce nouveau projet acoustique, de Hono Winterstein à la guitare rythmique, de William Brunard à la contrebasse et de Franck Wolf aux saxophones soprano et ténor. 

Le set commence de façon très jazz classique avec This Can't Be Love de Rogers et Hart (1938), les spectateurs qui attendaient du swing manouche pur jus sont certainement restés sur leur faim, Biréli est devenu avant tout un des plus grand guitariste de Jazz ! Il continue en solo avec After you've gone (1918) vite rejoint par les trois autres, ils enchaînent avec la Danse norvégienne de Django Reinhardt, puis Just the way you are de Billy Joel, avec de très beaux unissons saxophone soprano et guitare. 

Franck Wolf embouche son ténor pour nous proposer un Sunny de Bobby Hebb (1963) aux accents très "soul" sur des accords des deux guitares très funky. Suivront Mimosa de Hono Winterstein et Dorado Schmitt, où les amateurs de "pompes" seront satisfaits, le ténor s'envole, on entend même des clins d'œil et citations variées, dont celle de Star wars

Donna Lee de Miles Davis (1947) nous donnera encore l'occasion d'un beau duo soprano/guitare.
Minor Swing de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli (1937), grand classique du jazz manouche, où les musiciens s'amusent encore au jeu des citations, cette fois, c'est le parrain

Sur Mouvements, composé par Biréli en 2011, ses doigts s'envolent littéralement sur le manche en une farandole effrénée pendant que le saxophone part en de sublimes volutes et arabesques. 

Frank se retrouve seul pour un époustouflant et long solo qu'il démarre en avant scène, hors micros, et qui progressivement se dévoile en Isn't she lovely de Stevie Wonder (1976), rejoint par les trois autres compères pour transcender ce chef d'œuvre. 

En rappel, juste un duo guitare/contrebasse pour un superbe Nuages que Django Reinhardt aurait certainement apprécié. 

Nous avons assisté à la démonstration d'une des nombreuses facettes de ce prodigieux guitariste de jazz. 

Très belle façon de clore ces deux semaines de festival. 


Philippe Chassang


 http://www.jazz-rhone-alpes.com/170828/#lagrene

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